Le blog de Danielle marie, article publié dans le journal de vogay

07 juillet 2005

séries TV & BD : South of Nowhere, the l word, Strangers in Paradise, Le monde de Jane

Vive l’été ! Il n’existe pas que les séries TV

`À emporter partout: vive les séries BD!

Les séries de télévision, ça se regarde et comme ça demande un petit effort (parce qu’avant de dire on aime, on adore, il faut tout de même regarder quelques épisodes) et d’être assidu quand on part en vacances, c’est un peu difficile. Les plus chanceux, qui sont déjà équipés des dernières technologies d’enregistrement, n’auront aucun mal à voir les épisodes ou à emporter leurs séries en vacances. Pour ceux qui ne sont pas équipés, deux solutions soit vous récupérez un  magnétoscope ou vous investissez dans un enregistreur numérique style DVD ou avec disque dur –, soit vous commencez à lire des séries en bandes dessinées, et comme c’est bientôt l’été voici quelques titres.

Qu’est-ce qu’une « série » ?

En bon vieux français, on parlerait d’une «émission en feuilleton, mais dans le jargon des séries il y a quelques termes à connaître: le «pilote» est le premier épisode, qui permet de voir si le public rentre dans le concept de la série; la «première saison» indique le lancement ainsi que l’ordre dans lequel a été tournée la série

La série South of Nowhere, créée par Tom Lynch, sera lancée à la rentrée aux États-Unis et traitera du processus de coming-out pour les adolescents. Les deux premiers épisodes ont été réalisés par Rose Troche, déjà auteur de Go Fish et productrice déléguée (executive producer) de The L Word. Cette série de 11 épisodes se concentre sur la vie de Spencer, une ado qui réalise qu’elle est lesbienne et qui commence à en parler à ses amies et à sa famille. Il y a des séries qui s’arrêtent à la première saison, comme My So-Called Life, dont le titre a été complètement changé en français: Angela, 15 ans a pour thème la chronique de la vie d’une adolescente au lycée, et ça ne parle pas que de tirage de chignons mais aussi – ce qui est remarquable – de citations littéraires, en particulier dans un épisode sur l'Odyssée.

Côté périodicité, en général, c’est hebdomadaire. Ainsi, la deuxième saison de the L Word  a été diffusée sur un peu plus de trois mois à raison d’un épisode de 50 minutes par semaine. Pour de vrais inconditionnels c’est très peu, surtout qu’entre les saisons il faut attendre. Malheureusement une série a aussi une fin, et après avoir beaucoup innové – non seulement en montrant la vie de gays et de lesbiennes, mais surtout en traitant des sujets qui, avant, ne faisaient pas bon ménage entre elles comme l’amitié, la sexualité et la nudité (dans un autre style, la série Nip Tuck  reprend cette atmosphère de sexe et d’amitié en racontant les aventures de deux chirurgiens) –, la dernière saison de Queer as folk est actuellement diffusée au Canada et aux États-Unis. Mais que nous restera-t-il à voir?

Heureusement qu’il existe aussi des séries en bandes dessinées, facilement transportables dans son sac de plage: les comics (ou comix)– style américain – ou manga – style japonais – sont au rendez-vous pour cet été!

Les séries de bandes dessinées!

Comme les séries télé, chaque série de bandes dessinées a sa propre tonalité, sa manière de narrer. En somme, tout dépend de l’auteur. Les séries s’arrêtent elles aussi. Quant au délai de publication entre les numéros (issues), il est mensuel ou bimensuel. Au niveau artistique, et pour la narration, les BD n’ont rien à envier aux séries TV en provenance des États Unis. La thématique la plus connue du comix est celle des super-héros comme Batman et Robin, mais le comix ne se limite pas à cela... De son côté, le style japonais est très codifié, et il existe un style de manga gay où quatre genres coexistent: le yaoi, le yuri, le doujinshi et le manga gay. Les deux premiers styles sont plus suggérés que montrés: le yaoi  se réfère à des relations homosexuelles entre hommes. Dans les mangas japonais, il est officiellement interdit de représenter des parties génitales, autrement dit le dessin s’arrête à une esquisse du sexe en érection. On peut distinguer aussi le shônen-ai, plus spécifiquement gay. Le yuri concerne les relations lesbiennes entre femmes. A noter que le yaoi, qui met en scène des couples de garçons, n’est pas destiné à la base à un public gay masculin: il est conçu et dessiné par des femmes, pour des femmes, il idéalise l’homme, souvent fin aux cheveux longs, pour l’ajuster au fantasme de la lectrice. Le yuri est le pendant lesbien. Très pratique avec leur format de poche, les mangas et comics s’emportent partout. Voici une mini sélection:

Des univers très variés pour vous accompagner cet été

·          Strangers in Paradise de Terry Moore, 8 tomes, vous emmène dans l’univers de deux amies à qui il arrive de drôles d’aventures, qui rient et surtout qui se posent une tonne de questions tout en demeurant très attachantes. Dans les tomes 1 et 2, les personnages prennent leur place, l'histoire est pleine de rebondissements et on s'aperçoit des rapports ambigus entre les deux personnages principaux. L'émotion, la sensibilité et l'humour sont au rendez-vous. Mais il y a des clins d’œil au genre de la BD, surtout avec le passage «super héros» dans le tome 4, ou la parodie de Xena la guerrière dans le tome 6.  L'auteur, le Texan Terry Moore, a commencé en 1993. Aujourd’hui, la série compte plus de 73 numéros et 13 trade paperbacks ou tomes chez nous. Ce travail a reçu un Eisner award en 96 et un GLAAD award en 2002. L’auteur continue sous un autre nom avec Paradise Too, 2 volumes, 14 numéros de comics.

·          Le monde de Jane de Paige Braddock, 3 tomes, 19 numéros publiés à un ryhtme bimensuel, vous embarque dans l'univers chaleureux, drôle et fantasque d'une lesbienne trentenaire qui s'efforce de donner un sens à sa vie, que ce soit dans le domaine professionnel, amical ou amoureux. Cette artiste prête son trait pour illustrer les scénarios de Charles M. Schulz, le célèbre papa de Snoopy!

      

·          Love my life de Ebine Yamaji, le premier yuri en version française, qui raconte comment Ichiko, une étudiante réservée, se décide enfin à présenter sa copine à son père... qui lui apprend alors qu’il est lui-même homosexuel et que sa mère était lesbienne. Cette BD a un style simple et épuré, et aborde avec beaucoup de sensibilité les interrogations de cette jeune fille à la recherche d’elle-même et voulant vivre pleinement sa relation.

·          Sweet lovin’ baby de Ebine Yamaji est un mélange de petites histoires hétéros et homos. C’est un bon moyen de montrer que les sentiments amoureux sont semblables, qu’ils soient homos ou hétéros.

·          Ludwig II, 3 tomes, de You Higuri est une version yaoi de l’histoire de Ludwig II, roi de Bavière, et de son fidèle Hornig. Pour le jeune et beau roi de Bavière, amoureux de Wagner et épris d'un monde d'illusions, l'heure est venue de se frotter à la dure réalité de la guerre.

·          Fake, de Sanami Matoh, 7 tomes, met en scène un jeune diplômé de l’école de police. Ryo et Dee doivent arrêter un tueur en série. Vont-ils réussir à lui mettre la main dessus avant que ce déluré ne s'en prenne à sa proie suivante?

·          Kizuna, de Kazuma Kodaka, 9 tomes, raconte les aventures de Ranmaru le trop gentil et Kei le très jaloux, qui vivent tranquillement ensemble depuis leur entrée à l’université. Mais Kaï, le demi-frère de Kei, s’invite chez eux et semble déterminé à séduire Ranmaru…

Pour aller plus loin:
www.strangersinparadise.com

www.paigebraddock.com

La plupart de ces titres sont disponibles dans les librairies gay (www.omotsdoux.ch), dans les librairies spécialisées Manga, ou sur le site des éditeurs (www.Tonkam.fr).

Posté par daniele marie à 21:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Les sorties livres de l'été

Les sorties livres de l'été

J'ai deux mamans de Claire Breton

Ce livre est d’abord un témoignage: Claire Breton a trois ans quand sa mère quitte son père… pour une femme. Pendant douze ans, elle vit avec ses deux mamans sans soupçonner la nature de leur intimité. Elle apprend brutalement la vérité à 15 ans. Ce livre est aussi une enquête: l’auteur a interrogé des enfants d’homosexuels pour savoir s’ils avaient traversé les mêmes difficultés, s’ils s’étaient posé les mêmes questions, avaient inventé les mêmes mensonges pour protéger leur famille et se protéger eux-mêmes du regard des autres.

L’auteur a 27 ans. Elle est devenue journaliste après un Deug d’histoire et des études de commerce, tout en exerçant des petits boulots. Aujourd’hui elle a un compagnon, elle est heureuse. Elle rêve d’avoir des enfants. L’homosexualité ne lui fait plus peur…

L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible de Thomas Römer et Loyse Bonjour

Thomas Römer est professeur d'Ancien Testament à la Faculté de théologie de l'Université de Lausanne. Il a notamment publié «Dieu obscur», «Moïse» et, avec J.-D. Macchi et C. Nihan, «Introduction à l'Ancien Testament». Loyse Bonjour, théologienne, travaille pour la fondation Terre des hommes et est assistante pour l'enseignement des sciences humaines à l'EPFL.

L'homosexualité est aujourd'hui un des grands thèmes de société. Le débat s'inscrit aussi dans le cadre des Églises, et lorsque les chrétiens abordent ce thème, l'argument biblique joue un rôle décisif. Or, ce recours à la Bible est une affaire hautement piégée, car bien souvent on cite la Bible pour légitimer sa propre position sur la question. Au-delà des lectures apologétiques qui ont trop souvent réduit les textes bibliques au rôle d'arguments justifiant ou condamnant l'homosexualité, ce livre propose un parcours historique et informatif dans le monde du Proche-Orient ancien et de la Bible, à la recherche de la conception que ces sociétés avaient des relations amoureuses et sexuelles entre hommes et du statut qu'elles leur accordaient. Le but de ce livre n'est donc pas de fournir des arguments bibliques à l'un ou l'autre camp, mais d'entreprendre une lecture historique et contextuelle des textes bibliques et proche-orientaux.

Une sélection pour cet été

Roumi le brûlé de Nahal Tajadod

C’est le coup de coeur du libraire: ce livre est tout simplement hallucinant!!! Pourquoi un homme brûle-t-il? Pourquoi un érudit et prédicateur célèbre s'enferme-t-il soudain avec un vagabond bizarre et frileux, pendant 40 jours et 40 nuits, et en ressort illuminé, enflammé, dansant? Et pourquoi ce savant quelque peu solennel devient-il Roumi, le très grand poète soufi, l'inventeur de la danse des derviches tourneurs, au moins l'égal de Saadi, de Hafez et d'Omar Khayym? Depuis le XIIIe siècle, cette histoire d'amour ne cesse de hanter la littérature persane.

La vie est Gay de Corinne Matthieu

Le livre des filles qui aiment les filles. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Ad est lesbienne, Léa aussi. Clémentine pas du tout. Chloé est encore un peu jeune, mais elle aimerait bien ressembler à Léa quand elle sera grande. Quant à Constance, elle ne sait pas trop. Tout ce petit monde court après l'amour…

Patience et Sarah de Isabel Miller

Voici un roman essentiel dans l'histoire de la littérature lesbienne nord-américaine: il raconte l'histoire véridique de deux jeunes femmes originaires du Connecticut qui éprouvent un amour réciproque dès leur rencontre en 1816, et déploient dès lors constance et courage afin de se donner les moyens de vivre ensemble, dans un monde encore à construire…

Cantique des tourterelles de Ernest Pépin

«Au début, je n'ai remarqué que la beauté de Mélodie. Elle ne se percevait pas d'emblée. Elle ne foudroyait pas. Elle prenait possession de manière progressive avant de s'imposer comme l'empreinte d'un baiser sur des lèvres coupables. Etrange beauté, soulignée par des yeux dont l'ardeur contrastait avec l'aspect voilé des regards…»

Jean-François fait de la résistance de Hugues Barthe

Jean-François est monté à Paris pour deux raisons: fuir sa mère et rencontrer l'homme de sa vie.
Il a doublement échoué: sa mère le bombarde de coups de fil et sa dernière relation sexuelle remonte au moins à la première culotte de Liz Taylor.

Max et Sven de Tom Bouden

Cet ouvrage décrit avec une grande fraîcheur, un humour incisif et une grande justesse les émois sexuels d'un adolescent, et dissèque le monde gay d'aujourd'hui.

Harlem Quartet de James Baldwin

Dans le Harlem des années cinquante se nouent les destins de quatre adolescents: Julia, la jeune évangéliste qui enflamme les foules, Jimmy, son petit frère souffre-douleur, Arthur, qui manifeste déjà son talent de chanteur de gospel, et Hall, le frère aîné d'Arthur.

Pulp friction de Michael Bronski

Anthologie de textes parus entre 1949 et 1978: bien avant la libération du mouvement gay, une discrète révolution littéraire vit le jour, principalement sous la couverture de productions érotiques bon marché.

Les papillons de Makaba de Jean-Marie Fonteneau

Antoine Fabert, un garçon de dix-huit ans, blond, distingué, rayonnant, débarque un soir dans un camp de forestiers en Afrique équatoriale. Il vient y chasser le papilio antimachus.

Posté par daniele marie à 21:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La scène indé pop rock féminine indépendante passe à l’attaque !!!

La scène indé pop rock féminine indépendante passe à l’attaque !!! A Lausanne

Les femmes et le rock ….

Le festival "Les Femmes s'en Mêlent" prouve que  les artistes féminines évoluant dans le milieu musique pop rock indépendante peuvent rencontrer leur public. Une définition à prendre au sens large puisque de nombreux styles sont chaque année représentés, de la country à l'électro pure. Seule contrainte de genre : féminin !


Le festival qui a vu le jour en 1997, a permis de faire découvrir de nouveaux talents (Emilie Simon, Feist, Holden, Nouvelle Vague, Robots in Disguise, Eleni Mandell, Kathryn Williams…), de rendre hommage à certaines figures « légendaires » (Kim Gordon, Anne Clark, Brigitte Fontaine, Maria McKee, Holly Golightly) et de dresser un panorama de la créativité féminine année après année (Elysian Fields, Chicks on Speed, Catpower, Shannon Wright, Queen Adreena, Ellen Allien…).

La huitième édition du festival

Sa naissance à Paris sur une seule journée, remonte a bien lontemps car le festival est aujourd’hui devenu itinérant et le cru 2005 sera accueilli par plus d’une dizaine de villes avec comme nouveauté cette année une excursion par la Suisse ! Par un arret du festival a Lausanne.

Qui est derriere cette idee ?

Derrière tout ça, une boîte de production de concerts Imperial prod, composée de deux personnes travaillant a plein temps et des collaborateurs ponctuels. Une journee avec l’equipe de Imperial Production se resumerait par un zeste d’appel telephonique, une farouche volonte de faire connaître des artistes « songwriting au féminin » et un punch d’enfer.

Fidèle à ses choix artistiques le festival Les Femmes s’en Mêlent peut aujourd’hui se prévaloir d’être la plus belle célébration du songwriting au féminin en Europe.

Choix artistiques

Côté culte, les plus chaceux on pu decouvir cette année Kristin Hersh, fondatrice des légendaires Throwing Muses, avec son nouveau groupe punk rock 50 Foot Wave, ainsi que Shivaree, dont on ne s'est jamais remis du fabuleux "Goodnight Moon" (utilisé récemment dans la B.O. de "Kill Bill 2"). Cote français deux noms a retenir Daphné ainsi que celle dont le troisième album se fait tant attendre : Françoiz Breut.

Depuis qu'on l'a aperçue et entendue trop brièvement dans "The Aviator" de Martin Scorsese, on ne peut plus attendre de découvrir Martha Wainwright, la talentueuse soeur de Rufus. Autre film, autre groupe : "Clean" d'Olivier Assayas s'ouvrait sur une prestation époustouflante du groupe canadien Metric. Encore le Nord avec la très intrigante danoise Jomi Massage. Nous sortirons aussi des frontières de la musique avec la venue de l'actrice-réalisatrice Asia Argento.

Et ailleurs ?

Le defun festival « Lilith Fair Tour », cree en 1997, fonctionnait deja sur le modele de festival itinérant ne réunissant que des artistes et des groupes féminins du monde entier. Plus d’une centaine d’artistes se sont depuis produits dans le cadre de ce festival, dont la troisième et dernière édition en 1999 a proposé quelques 40 concerts dans 33 villes d’Amérique du Nord.

L’instigatrice du «Lilith Fair Tour » fut Sarah McLachlan (1).

Mais le power girl est toujours vivant et va feter ces 30 ans cette annee ! Le Michigan Womyn's Music Festival (USA) aura lieu cette annee du 9 au 14 aout 2005. C’est l’un des rares survivant des festivals de musique issu des annees 70. Avec un public de plus de 4600 personnes en 2003, le festival est centre sur la musique, mais aussi la comédie, la danse, le cirque et d'autres arts, ateliers, et films. Son but stimuler  et promouvoir une communauté créatrice de femmes diverses et progressives. Mais ici sont exclus du public la jante masculine. Cette annee des groupes comme Betty et Le Tigre (tous deux utilisés récemment dans la B.O. de la desormais cultissime serie "The L word" (2)) seront à l’affiche et cotoiront les “ Indigo Girls “ ainsi que les scandaleuses “Tribe 8.

Souhaitons au festival “ les femmes s’en melent “ de proposer autant de concert que la Lilith fair tour et d’avoir la longevite du Michichan Womyn’s music festival …

A lausanne: Un plateau de choix

Pour les chanceux vous avez pu decouvrir Regina Spektor est bel est bien une artiste à part entière “Je n'ai pas un son particulier, explique-t-elle. Pour moi chaque chanson à son propre petit univers, alors une chanson peut être complètement punk, et une autre pour orchestre de chambre. C'est plus amusant comme ça, parce que ça m'évite d'avoir tout le temps à faire la même chose”. C'est avec la même fraîcheur et le même désir de se faire plaisir et de construire des petits mondes que Regina procède pour ses textes : “J'essaye d'écrire mes chansons comme un écrivain écrit des nouvelles. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas écire du point de vue d'un homme, d'un criminel ou d'une vieille femme. Bien entendu, il y a toujours une part de vécu, mais c'est tellement plus excitant quand une idée me vient à l'esprit, que je tire dessus et que tombe un truc auquel je ne me serais jamais attendue”.

Julian Casablancas des Strokes a un coup de cœur et invite Regina à faire les premières parties de leur tournée sold-out aux USA. Comme elle est alors toujours sans label, elle doit couvrir elle-même toutes les dépenses, des billets d'avion aux chambres d'hôtel, une expérience selon elle plus que bénéfique : "Ça m'a ouvert les yeux sur beaucoup de choses qu'on ne voit que dans les médias, dit-elle. C'était assez surréaliste, et instructif à la fois". En plus des dates de la tournée, Julian Casablancas invite aussi Regina à enregistrer avec les Strokes la chanson “Post Modern Girls & Old Fashion Men,” qui apparaît sur la face B de leur single “Reptilia”.


Metric : "On devrait recycler plus de plastique et moins de culture"


En 1998, après avoir quitté Montréal pour un loft de Brooklyn, James et Emily forment Metric, un projet d'enregistrements maison, et obtiennent bientôt un contrat d'édition chez Chrysalys UK. Ils partent pour Londres et, avec l'aide du producteur de New Order Stephen Hague, enregistrent une série de chansons. Depuis, Metric a terminé en 2003 l'album "Old World Underground, Where Are You Now ?" La question titre de l'album s'adresse à de vieux amis, dans une nouvelle ville où les images de la guerre ressemblent juste à un autre reality-show forcé ("Succexxy"), où les classes sociales sont séparées par un tapis rouge ("The List") et où les stars du rock, portées aux nues par les magazines branchés, ne font que retracer l'histoire en pensant explorer de nouveaux domaines ("Dead Disco"). "Je trouve cela étrange que tant de nouveaux groupes soient déjà modelés par le passé, dit Emily de Metric. On vit vraiment une ère de recyclage, tout est tellement rétro. On devrait recycler plus de plastique et moins de culture".


The Rogers Sisters

On connaît l'histoire : trois jeunes et sexy new-yorkais se réunissent et font du rock rétro, la presse anglaise s'agite, le buzz se propage et c'est l'hystérie underground. Ça pourrait être l'histoire des Rogers Sisters, mais ce ne serait pas leur rendre justice. Puisant joyeusement dans la new wave, la no wave, le punk, le post-punk et le rock garage, the Rogers Sisters (les soeurs Jennifer et Laura Rogers, et le Rogers honoraire Miyuki Furtado) forgent un son complètement original, aussi beau que crasseux et qui rappelle des groupes comme ESG, Bush Tetras, B-52's ou encore les Slits. Ce sept-titres, produit par Tim Barnes, prouve largement que les Rogers Sisters ne sont pas juste une nouvelle sensation new-yorkaise, mais peut-être bien le meilleur groupe non signé qu'on entendra cette année.

Pour approfondir :

- Les reportages, photos et dessins du festival Les femmes s’en melent www.lfsm.net

- The L word sur http://origin.www.sho.com/site/lword/home.do ou sur www.afterellen.com

- Michigan Womyn's Music Festival www.michfest.com/home.htm

- Les sites de Metric www.ilovemetric.com , Rogers Sisters www.rogerssisters.com, Regina Spektor www.reginaspektor.com

- (1) Sarah McLachlan : En 1998, en commémoration du 150ème anniversaire de la première convention de droits de la femme organisée dans l’état de New York, le Gouverneur George E. Pataki a récompensé Sarah du ‘Elisabeth Cady Stanton University Visionary Award’ pour son travail dans le cadre du Lilith Fair, qui a indéniablement contribué à promouvoir et faire progresser les carrières des femmes dans le domaine de la musique.

www.lilithfair.com

- (2) the L word Serie creee par Ilene Chaiken, cette serie est en sa 2eme saison et a desormais une serie pastiche denomee « The D Word »

Le festival les femmes s’en melent, a offert un CD compilation a Vogay pour permettre la decouverte. Ce CD est a disposition, demander a la bibliotheque (ouvert les mardi… ??)

Posté par daniele marie à 21:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]